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Association chimiothérapie et hyperthermie

05 février, 2019

Des doses plus faibles et moins toxiques de chimiothérapie en association avec l’hyperthermie et des traitements complémentaires.

 

Le Professeur Dr. med. Alexander Herzog, médecin-chef, Fachklinik Dr. Herzog, Allemagne a publié dans le journal Oncothermia journal 22: 46-56 et a présenté à la 35ème session du CISH, Guangzhou, Chine, en 2017, sur l’utilisation de doses réduites et moins toxiques de chimiothérapie associée à une hyperthermie et à des traitements complémentaires.

L’hyperthermie (Oncothermie dans ce cas) est un outil important pour améliorer l’efficacité de la chimiothérapie et de la radiothérapie dans le cancer. De nombreuses études ont été publiées sur le traitement de l’hyperthermie en culture cellulaire, chez les animaux mais aussi chez les patients. Ces études comprennent des études randomisées, des études en phase II, mais également de nombreux rapports de cas avec de bons résultats qui confirment du bénéfice de l’hyperthermie.

Méthodologie:

L’hyperthermie signifie que le tissu cancéreux sera chauffé à 42 ° C (107,6 ° F). Dans plusieurs expériences, il a été montré que la chimiothérapie fonctionne plus efficacement si la température du tissu cancéreux augmente. Dans ce cas il peut y avoir une augmentation linéaire, voire exponentielle, de l’activité des médicaments cytostatiques.

Le dispositif Oncotherm à 13,56 MHz et une énergie jusqu’à 150 watts a été utilisé. Le traitement local de l’hyperthermie prend 1 heure pour chaque session. Le traitement peut être répété fréquemment (l’intervalle entre 2 traitements doit être d’au moins 48 heures pour la tolérance thermique). La chimiothérapie est administrée simultanément à une séance d’hyperthermie locale.

Résultats pour une sélection de différents types de cancers:

Cancers ORL

La chimiothérapie standard serait dans ce cas programme assez toxique de 5 jours de cisplatine avec du 5-FU en perfusion continue. Avec de l’hyperthermie, un programme de 4 jours serait suffisant.

Cancer du poumon non à petites cellules:

Le schéma thérapeutique suivrait une chimiothérapie à base de platine, mais les doses de Carboplatin et de Gemcitabine ou de Vinorelbine pourraient être réduites d’environ 20%.

Cancer colorectal:

Les protocoles de chimiothérapie dans le cancer colorectal sont principalement le protocole FOLFOX et le protocole Folfiri, qui peuvent être combinés avec les anticorps Bevacizumab ou Cetuximab. Avec l’hyperthermie, la dose d’oxaliplatine resterait à un niveau standard. L’irinotecan pourrait être réduit mais aussi le 5-FU administré sous forme de traitement chronomodulé pendant la nuit avec 50% de la dose à administrer entre 2 heures et 6 heures du matin. De plus, la capecitabine peut être utilisée en association avec l’hyperthermie à une dose réduite.

Cancers de l’ovaire et du col utérin:

Dans les cancers de l’ovaire et du col utérin, la chimiothérapie standard est le carboplatine et le médicament neurotoxique Paclitaxel. En plus de l’hyperthermie, Carboplatin pourrait être associé à une dose de cyclophosphamide moins toxique, un médicament ayant une activité accrue dans les conditions d’hyperthermie.

Cancer du sein:

Dans une petite étude, il a été démontré qu’entre 70% et 80% des patientes atteintes d’un cancer du sein répondent à un programme de traitement avec hyperthermie corporelle et locale en association avec des doses modérées de chimiothérapie.

En plus de l’hyperthermie (Oncothermie), il est possible de recourir à la chimiothérapie à des doses plus modérées. Cela permet de réduire la toxicité et aide notamment les patients en situation palliative à préserver leur qualité de vie. On pourra réaliser des traitements de façon plus régulière et pendant une période de temps plus longue, ce qui peut être très important pour atteindre des durées de survie plus importantes.

Source:

Herzog A. (2018): Lower and less toxic doses of chemotherapy by combining it with hyperthermia and complementary treatments; Oncothermia Journal 22:46-56